Enfants jet lagés, vacances compliquées : comment gérer le décalage horaire ?

Sur: jeudi, juin 23, 2016
Posté Par: Olivia SL Dans: Les aider à s'endormir Commentaire: 0 Frapper: 765

Si vous avez la chance de partir en famille découvrir de nouvelles contrées à l’autre bout du monde, comment en profiter au maximum en gérant de main de maitre le décalage de vos enfants ?

Voici quelques conseils avisés de mamans renseignées (après avoir expérimenté le scénario « enfants en folie jusqu’à 4h du mat’ la veille de la rentrée » !)

 

  1.   On explique et on anticipe 

Avec l’aide d’un globe ou d’une carte, ne pas hésiter à expliquer à vos enfants ce qui va se passer (la Terre tourne autour du soleil, blablabla..) , régler vos montres sur la nouvelle heure et donner des petits repères dans l’avion, voire même avant « en ce moment, là bas c’est le diner » « Tiens, à cette heure-ci on se réveillera ! »

Vous pouvez aussi commencer à décaler un peu les horaires, de repas notamment, avant le départ.

 

  1.   On se fait une raison ;-)

Pas de solution miracle mais on maximise ses chances avec quelques astuces, on prie et on prévoit un retour 2/3 jours avant la rentrée pour se réadapter !

Pour des vacances courtes, préférez les destinations moins lointaines ou avec un petit décalage. En moyenne, on estime à 1 jour pour 2h de décalage, le temps nécessaire à retrouver un rythme normal, donc pas de panique.

Vos enfants mettront probablement 3/6 jours à stabiliser leur rythme de vacances, n’essayez pas à tout prix de maintenir leurs horaires quotidiens et apporter un peu de souplesse à votre organisation !

 

  1.   On ne crie pas victoire le 1er matin

« Comme une lettre à la poste, il est réglé » ils dorment souvent bien la 1ère nuit… ! C’est après que ça se gâte.

 

S’ils ont du mal à dormir ou se réveillent au milieu de la nuit, on ne peut pas les forcer à dormir mais maintenez le « temps calme » : lumière faible, pas de TV ni tablette, un livre ou un petit jouet, boire plutôt que manger (sauf bien sur grosse fringale). Si ces réveils nocturnes s’installent, mettre en place le vrai mode nuit, pas de jeux ni d’encas.

 

  1.   Autant que possible, on choisit ses vols !

Qu’on parte vers l’est ou vers l’ouest, il faudra aller un peu contre-nature, aller dormir quand on n’a pas vraiment sommeil ou lutter contre quand on meurt d’envie d’aller se coucher.

Les vols vers l'Est, qui raccourcissent la journée, sont habituellement moins bien supportés que les vols vers l'Ouest qui allongent la journée. Par exemple, en moyenne, pour un décalage de 6h on s’adaptera en 6 jours vers l’Est et en 4 jours vers l’Ouest.

 

Le vol de nuit est généralement à privilégier, en gardant en tête que la nuit en avion n’est jamais très reposante.

Essayer d’arriver le jour dans le pays de destination, et idéalement pas trop tôt le matin, car il faudra tenir toute la journée avant d’aller se coucher !

Quelques exemples de vols à viser/ éviter :

Eviter autant que possible le départ dans la matinée avec arrivée dans la matinée à destination : l’enfant part après sa nuit (donc autant dire qu’il a peu de chance de dormir dans l’avion) et arrive avec une longue journée devant lui

Viser le vol de fin de journée vers 19h avec une arrivée en début d’après-midi. Petite balade, diner léger, coucher tôt.

 

Si on part vers la côte Est des USA par exemple, mieux vaut partir en milieu/fin d’après-midi, ne pas les pousser à trop dormir, arriver pour diner avec les enfants sur la côte est et se coucher.

Cependant au début l’horloge interne restera calée sur l’heure française, alors préparez vous à être prêt tôt pour la visite !

 

 Les vols vers l’ouest sont souvent en journée. Essayez de le faire se reposer au maximum dans l’avion, et faites les diner rapidement et légèrement et laissez-les se coucher tôt s’ils ne peuvent plus tenir debout. Prévoyez un petit encas ou en un biberon s’ils se réveillent pendant la nuit.

Pour un retour depuis l’est, partez tard le soir, idéalement après une bonne journée bien chargée. Sur un long trajet l’enfant devrait dormir quelques heures et être capable d’affronter la journée

 

Dans l’avion on garde autant que possible ses petits rituels (doudou, tétine si besoin, biberon de lait chaud...) pour faciliter l’endormissement. Les hôtesses et stewards sont habitués à gérer cela sans problème. Prévoir un petit coussin de sieste pour être plus confortable et une couverture (et pour les bébés un petit bonnet) la climatisation est souvent forte dans l’avion, et tomber malade n’est jamais une bonne nouvelle !

 

  1.    On vit de soleil et d’eau fraiche

En arrivant à destination, baladez vous si possible avec vos enfants, faites-leur prendre l’air et le soleil, exposé à la lumière le corps produira moins de mélatonine et l’effet de somnolence sera diminué et l’organisme intègrera plus facilement le nouveau rythme

Essayez de maintenir au maximum, même si les encas sont légers, le rythme de repas du pays de destination (comme ça sera le cas dans l’avion) et évitez de grignoter entre les repas. Retrouver un cycle de digestion aidera aussi votre enfant à se mettre dans le rythme.

Buvez beaucoup d’eau, la déshydratation accentue la fatigue !

 

  1.   On s’autorise des petites siestes

Sans les laisser s’éterniser, vous pouvez laisser votre enfant faire des petites siestes pour récupérer, il n’en dormira pas moins bien la nuit. C’est le principe inversé du bien connu « même s’il se couche à 23h, il va se réveiller à 7h » (après avoir espéré pendant des années que comme nous, après une grosse soirée il ait envie d’une grasse mat’…)

30mn est une bonne durée pour récupérer sans trop sombrer, si c’est le cas, laissez-le récupérer mais pas plus de 1h30 et éviter les siestes en fin de journée, plus propices à impacter leur nuit.

 

 

  1.   Et surtout, on dort confortablement dans son jimjam !

 

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